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confusion dans le décor

5 septembre 2021

mélange des genres des infrastructures qui sur le troittoir fleurissent. 



la concentration des usages

9 mai 2021

Concentré.e.s dans la fabrication d'un coûteau suisse dont on sait qu'il nous éloigne de l'intensité, de l'apport de chacun de ses usages.



GOALS

14 février 2021

déchirer par deux / un à gauche un à droite
un traffic, une extraction des gagnants ? 



à elles

20 octobre 2020

le chemin n'est ni tracé et rapide d'un état d’esprit à l'effectivité d'un pardon / je partage votre ascension

l'envie de vivre / de dépasser ce qui pourrait éternellement nous hanter / de se tourner en avant demeure chez nous plus forte / la distance je l'explique en partie par cela / une question de sur-vie / s'éloigner du brouillard / quand bien même fût-il familial / et si m’éloignant j’apparus sombre / nous étions au cours de ces années noires dans l'incapacité de prendre part de mon point de vue à la vie des unes et des autres / chacune concentrée à prendre en main sa vie / à se remettre de l'ultime rupture d'un couple arrivé à son point de non-retour / et durant ces années où sifflaient mes oreilles j'ai vécu loin de vous des plus beaux moments de ma vie / j’ai vécu avec toute l'intensité qui m'était donnée et je vous échappais

distance aussi car ce brouillard s'est révélé d'une opacité que j'étais loin d'imaginer / d’entrevoir / même quand ses nuages étaient juste au-dessus de ma tête
au-delà de deux êtres qui happés par les sentiments que traversaient leur couple ont laissé leurs enfants face à la nécessité de développer une autonomie précoce / ces deux adultes ont irrigué leur tête et leurs proches de mensonges / faire face est douloureux quand l'histoire finit mal quand nous réalisons qu’elle a aussi peut-être mal commencée
l'éloignement du brouillard familial pour accéder à la parole donc / à des morceaux de vérité aussi subjectifs seraient-ils par essence

je n'estime pas avoir à pardonner / à un membre de ma famille ou à quiconque / il y a des choses et des enchaînements qui ne se contrôlent pas / alors que nous reste-t-il si ce n'est « se dire les choses entre nous et à nous-mêmes » ? / je vous rejoins

refaire l'histoire n’en reste pas moins facile / raconter pour se raconter des histoires nocif / et à quoi bon ? va savoir sur la route ce qui l’est possible de maîtriser... / je sais que pour avancer il me faut en revanche être entourée de personnes avec des têtes en-dehors du sable qui en parlant de leurs erreurs de leurs difficultés de leur doutes m’apportent peut-être plus qu'un discours livrant les secrets et clés du bonheur sous couvert de l'expérience d'une vie sur le papier réussie / alors je terminerai comme cela : il n’y a entre nous ni besoin de se déguiser ni besoin de maquiller sa vérité / il y a bien longtemps qu'il n'y a plus chez nous un tapis sous lequel mettre toute la poussière / et cette fumée de poussière s'est aujourd'hui dissipée / m'a donné des cheveux gris d'une sage vieillesse que je chéris / je crois que quand dans l'atmosphère de nos moments je ne sentirai plus la peur que maintenant que nous ne sommes plus enfant nous puissions considérer impardonnables la glauquerie de ces années dans lesquelles nous avons grandies / quand je ne sentirai plus cette peur d'être démasquée de laisser apparaître ses erreurs ou d’être tenue pour responsable des conséquences plus sévères que cette violence sur nous aurait pu engendrer / quand je ne sentirai plus la peur de regarder en face notre histoire alors la rencontre de nos corps devenus adultes pourrait se produire / se pardonner plus que pardonner



convention BRAUN/APPLE - transfert de compétences

1er décembre 2018

dois être au 8ème chargeur de téléphone et au 3ème d’ordinateur / ils sont APPLE

ça doit faire plus de 15 ans que j’ai le même épilateur électrique / c’est un BRAUN

appel à volontaires pour rédaction d’une convention permettant d’enclencher un transfert de compétences de BRAUN vers APPLE / pour des chargeurs d'ordinateur et de téléphone au fil aussi robuste que celui d’un épilateur électrique



à mon oncle

14 octobre 2018

cher oncle / j’ai passé une soirée avec Gabriel rendez-vous à Châtelet pour se raconter / je prends le train pour Lyon le vendredi 30 novembre / je suis convaincue qu’il faut que j’en profite pour essayer de voir Carmen peut-être une dernière fois / aujourd’hui avec un apaisement pour celle qui n’est pas parvenue à être grand-mère quand être mère pour elle générait déjà tant de peine autour de moi / marqué les membres de ma famille un à un / les sujets avec Gabriel ont été nombreux plus de dix ans à retracer entrecoupés des souvenirs ensemble que tous les deux nous avons gardés / il m’a parlé un peu d’elle de son inévitable tutelle / je voulais te remercier de faire face à cette histoire donnée / merci d’être là quand fuir se planquer ou se fermer en a tenté d’autres / merci peut-être malgré toi de prendre en charge cette grand-mère que je vouvoie / Gabriel est lumineux il a la vision pour le rire ce rire qui se débarrasse de la pesanteur / « pour Clermont outre le gilet pare-balles dans tes valises pense à t’armer de patience voire t’armer tout court voici l’adresse de mon père [...] » qu’il me répondait quand je lui demandais où je pouvais t’écrire / mon plan est le suivant / arrivée en début d’après-midi le samedi 1er décembre à la gare de Clermont / m’annoncer comme vendeur de calendriers pour la nouvelle année ou bénévole de l’Église d’à côté / établir un contact – n’importe lequel – et repartir / peut-être que tu as quelques conseils à me donner pour qu’augmente la probabilité de succès de cette mission / peut-être me diras-tu d’escalader directement la grille ou de ne pas y mettre un pied / je n’ai même plus son adresse / j’espère que tu ne ressentiras rien de mal à ce que je sollicite ton aide de la maladresse tout au plus / je n’ai pas envie de couper nos racines c’est un geste infime en ce sens / au-delà de ce projet d’expédition peut-être que ce samedi nous pourrions déjeuner ensemble ou prendre un café / je serai heureuse de te voir j'ai en mémoire que tu me faisais rire et que nous étions proches / comme tu le sens / avec toute ma tendresse



violence mon autruche

9 septembre 2018

partout la violence

violence dans nos rapports au travail / à l’égard du travailleur qui acceptera tout tant il ne doit jamais oublier qu’un travail lui est donné / en entreprise / entre cadres sur des chaises au service de la dynamique des enfantillages / toute cette violence et j’en passe

violence dans nos rapports en famille / une génération de pères passée à côté confessant un jour avoir été mauvais plaidant un autre l’absence de manuel / des fratries qui s’épuisent face à leur choix de vie qui diffère tant la pluralité de chemins d’enfants de mêmes parents rend douloureuse et peut-être vaine l’acceptation d'une altérité pour laquelle génétique et éducation ne changeraient rien / toute cette violence et j’en passe

violence dans nos rapports amoureux / aimer sans se faire mal / éteindre le feu rallumer la flamme / comme si les pyromanes ne blesseraient jamais personne / toute cette violence et j’en passe

violence dans nos rapports amis / trouver le contentement dans la mélancolie des relations que les années à l’école nous ont donnée / trouver un équilibre quand adulte les limites imposées dessinent les tranchées d’affinités faire-valoir / artificielles / ne pas offenser quand l’ami ne sera jamais l’amant jamais l’enfant quand l’ami ne nous fait pas gagner d’argent / toute cette violence et j’en passe

violence dans notre rapport au monde / le bon droit à survivre une fois accepté n'être rien et que ce rien est tout ce qui compte / toute cette violence et j’en passe

violence entre nos sexes / le rapport humains / sa violence étonne encore / se voir offrir des boucliers / « sois forte » / fatalement porter l’armure amènerait à prendre les armes / et des remparts se construisent quand bien même les innocences et les naïves à l’attaque passent / tout cette violence et j'en passe

la violence est partout et encore l'étonnement / toujours l'étonnement devant la violence / les rapports engendrent violence / au-dessus de nos têtes générer violence est une épée / user d’ingéniosité / de maîtrise / d’une sacrificielle écoute alors / espérer réussir ce jour / celui pour chacun sans un peu plus / un peu plus de violence à toute cette violence / rien en plus / pas plus de violence



lettre administrative

28 mai 2016

Madame / Monsieur
je fais suite à votre courriel du 27 mai dernier concernant le vol de mon téléphone portable / comme vous pouvez vous en douter votre réponse ne me convient pas
vous concluez à un « vol par défaut de surveillance » / je ne pense pas que vous avez bien visualisé la situation / ce samedi 16 avril 2016 ce n’était pas ma personne ivre dans un bar qui pose son IPhone sur le comptoir pour aller danser la Macarena mais ma personne qui dans un lieu privé dédié à son usage propre range dans un tiroir de son espace de travail son téléphone portable et qui par l’acte frauduleux d’un tiers se fait dérober ce même téléphone portable : un IPhone 6 - IMEI n°013632009550091 / au sens juridique / je précise qu’il y a bien eu effraction car quand bien même la porte qui sépare l’espace public de l’espace privée n’était pas fermée à clé / elle était fermée tout court / elle délimitait l’espace / le clôturait / il fallait bien chercher à l’ouvrir pour voler mon téléphone / si la police a fait son travail dans l’enregistrement de ma plainte en utilisant leur vocable pour établir les caractéristiques de franchissement de cette porte (« facilement accessible » - ne voulant finalement rien dire de plus que « inutile d’utiliser l’artillerie lourde pour l’ouvrir ») / n’allez pas croire que ce qu’il s’est passé cet après-midi-là était un acte banal / facile et non prémédité par des voleurs qui rôdent / affinent leur repérage et passent à l’action tels de grands professionnels / alors oui il n’y a alors pas eu de vitres fracassées au pied de biche pour s’introduire dans les lieux et non je n’ai pas terminé à l’hôpital Bichat la fossette fracturée suite à un sursaut de résistance mais ne devrions-nous pas vous et moi nous en réjouir ? / dans l’attente d’une réponse sur ce point de votre part il n’en reste pas moins que le préjudice subis relève d’un acte frauduleux avec intrusion d’un tiers à mon insu dans un but illicite
je suis prête à retourner au commissariat et déposer une plainte complémentaire pour étayer la première que je vous ai faite parvenir / le commissaire de police m’a indiqué que cela était possible / dans cette optique alors retenue nous préciserions ensemble cette journée du 16 avril 2016 pour exclure définitivement l’idée d’un « vol par défaut de surveillance » et entériner sa reclassification en « vol à la sauvette »
si pour me confirmer votre erreur relative à ces qualificatifs « défaut de surveillance » employés dans la caractérisation de ce vol vous désirez le témoignage de mes collègues / clients habitués du magasin / Directeur de cette entreprise dans laquelle je travaille depuis maintenant 2 ans / ou bien encore la réalisation d’un reportage vidéo vous permettant de modéliser les lieux de l’incident et que ma bonne foi s’en trouve alors par la même attestée / je suis à votre disposition
pour information suite à ce premier préjudice ma ligne téléphonique est restée bloquée pendant une semaine (temps d’envoi de la nouvelle carte SIM bien que cette demande ait été effectuée sur votre site l’après-midi même du vol) / impossible de récupérer les messages qui m’ont été transmis durant ces sept jours / deuxième préjudice
sachez aussi que dans votre premier courriel daté du 16 avril 2016 suite à ma déclaration du sinistre vous m’indiquiez : « Nous vous invitons également à vous rapprocher de l’un de nos points de vente afin de bénéficier d'un prêt de mobile. » / bénéficier d’un prêt de mobile voulait dire « payer la location d’un téléphone temporaire à 30 euros par mois » / troisième préjudice / quid en effet du contrat que j’ai souscris le 27 novembre 2009 : la « Garantie TranquilAssur 5 étoiles » prévoyant un « Échange express – Remplacement à neuf gratuit » / j’ai conservé à mon domicile vos supports publicitaires papier de l’époque : prospectus commercial de cette offre assurantielle / notice récapitulative des garanties de l’assurance souscrite
j’allais oublier / ce téléphone fonctionne mal / impossible à quantifier mais je ne reçois pas certains (la majorité, la quasi totalité ?) des messages qui me sont envoyés / je le sais par le doux plaisir d’apprendre trois semaines après que vous aviez bien été conviée à X anniversaire et que non votre frère n’avait pas oublié de vous répondre pour la Yème fois / quatrième préjudice
si encore étudiante je paye le lourd tribut de 11,90 euros par mois auprès de votre compagnie (142,80 euros par an) c’est justement dans le but de ne pas me retrouver dans ce genre de galère et d’avorter tout gouffre financier / alors oui cinquième fois que vous me venez en aide en ces sept années de relation : mauvais ratio mauvaise cliente ? / mais veuillez croire que cela ne m’amuse pas de changer de téléphone / de perdre une partie de mes données / d’être injoignable / de dépenser temps et énergie (cinquième préjudice) / je ne suis cette gamine qui profite de son assurance / je subis comme vous la situation / que voulez-vous ? / éradiquer les voleurs ou comme d’autres de vos clients que je vous mente ? / ne pas dire la vérité ou s’arranger avec certains détails pour être sûre que l’Assurance fonctionne ? / je ne souhaite vraiment pas en arriver là et vous promets que si je pouvais garder mon prochain téléphone remplacé car assuré pour minimum les cinq prochaines années cela serait avec un immense plaisir – plaisir que nous partagerions alors 
enfin dans l’idée même où nous serions contraints de laisser la justice régler ce litige après une nouvelle réponse négative et sans appel de votre part que se passerait-il ? / j’achète un nouveau téléphone à mes frais en attendant et c’est ce dernier qui passerait alors sous garantie si un hasard malheureux s’abat à nouveau / qu’un bandit me pique mon sac à main à bord du métro avec par chance cette fois une petite baigne au passage ? / y-a-t-il des conditions d’achat à respecter – marque, modèle etc. ? / là encore vous me laisser dans un flou qui ne fait qu’entacher la relation de confiance que je pensais pourtant que nous avions
merci pour l’attention que vous porterez à ce message / je vous fournirai bien sûr l’ensemble des pièces justificatives complémentaires qu’il vous faudra pour que l’Assurance puisse prendre en charge le préjudice que nous avons subi / je prends en attendant à ma charge la location du téléphone de remplacement pour vous témoigner sincérité et solidarité
ne lâchant rien / j’espère franchement que nous trouverons un terrain d’entente avant qu’un tiers exerçant justice vienne s’immiscer dans notre relation/ j’ai jusqu’ici toujours apprécié la qualité de votre service que je ne manquais pas de clamer à l’ensemble de mon entourage utilisateur d’un téléphone mobile
bien cordialement



Glasgow

2013

first day
19 septembre 2013
I arrived to my residence at 3pm. My room is very small but I don’t need more I guess. There is already one French person in my flat. A blond girl who seems to be nice but no more. The internet doesn’t work on my computer. I need to buy some sheets and dishes: there is absolutely nothing at the flat. Not even a spoon.
The weather is cold but sunny and I am in pretty good spirits.
Give you more news soon, perhaps a blog… Who knows.

pans and clubs
19 septembre 2013
After 3 days eating fast foods, I finally have pans, casseroles, dishes… but I have to admit that the UK is a real professional concerning snack. Dear sister, you will be glad to hear that my sheets are royal blue and beige. They try to fit with the garish blue of the walls.
I have my student card. It was easier than I expected, they just took a photo of me at the time and printed the card in 1 minute.
Yesterday, I went to the welcoming party at the Sugar Club. It’s only 10 minutes away from my residence. Apart from a few details, the party was like those I’ve already experienced in Bordeaux - alcohol with commercial music. But I stay hopeful: my friends are never the people dancing on the tables, at least not the first day.

don’t be afraid Jasmine
20 septembre 2013
In Andrew Ure Hall, people feel at home and hang out their underwear in front of my window. After noticing this, I felt enough comfortable to re-colour my hair and occupy the bathroom during 2 hours.
We are 6 in my flat. In spite of my request, there are 2 French girls. Camille comes from Paris and Charlotte from my business school. Kitty lives in Stockholm, Iseline comes from Norway and Jasmine from Malaysia. There is also Jean, a (French) friend of Camille who sleeps on the sofa.
I could tell you how hard it is for Jasmine to cross the street when the traffic light is red or why Jean has hit someone with a fish but I don’t want to lose my few precious readers.

where is the bagpiper?
21 septembre 2013
Thanks to the cockroach CHarlotte found in her room, the entire flat is now clean. There is still Jean, you may say, but he helps us to carry our shopping bags.
For educational -or social- reasons, I can’t wait for Wednesday to start my classes. Dr Paul Ferri will teach us an “Introduction to Business Start-Up” at 11am (yes, with capital letters, it promises to be very interesting).
Tomorrow, I’ve planning to go to Glasgow’s West End. It’s a kind of bohemian district with a bit of criminality.

when England was sandwiched
23 septembre 2013
The West End is far from my residence so I wanted to take the bus (the subway only makes a circle around Glasgow). I finally went there on foot because I didn’t understand the functioning of buses. I walked 4 hours up and down the city and I came back home with a new coat.
There are 2 traditional Scottish pubs just next to my residence. After my marathon, we went there with Kitty. I can’t say it was packed but on a Sunday, I expected it. That said, it was the perfect time to meet real Scots. Roy – around sixty with long white hair – spoke to me about the Auld Alliance.

head in the clouds
24 septembre 2013
I was to a welcome meeting yesterday at 6.30pm, organized by Barbara Manson – the Accommodation Services Manager. We learnt important things: “This is strictly forbidden to cook at the residence when you are drunk”. We elected our president too. But I don’t know if that could be viewed as an election, there was only one candidate. Nevertheless, I should at least have congratulated the president when I saw him in this late afternoon at the supermarket checkout.
In closing, I really would like to tell you how I bought a pillow and missed my first class today but this time I don’t want to worry the members of my family.

Frida Ragnar
26 septembre 2013
In the end, the first class I attended was yesterday. I think the teacher was funny but with his damn Scottish accent, I’m not very sure about all this moments I understood like jokes. But there was somebody even more lost than me: Maxime Losserand.
He was the second to sign the attendance sheet, Frida Ragnar the first and I was the third. So naturally, Maxime wrote “FR” as a signature. Perhaps he thought we had to indicate our nationality in this box. Copying off your neighbour can be risky, is Frida really French?

fingers crossed
29 septembre 2013
Green Park again but this time with a picnic, 2 Swedish girls and a wasp sting. Kristina and Kitty met in the bus from the airport to Glasgow 10 days ago and I joyfully take advantage of this Swedish solidarity. Perhaps it’s the reason why this wasp bit me.
At present, I am a little bit worried about my night’s sleep. The block A of the residence has already known 2 fire drills - the fire alarm rang out last Sunday at 4am. I deeply hope the block B will not meet the same fate.
Concerning tomorrow, it will be devoted to not missing my class on Tuesday.

all about flowers
1er octobre 2013
Even if the ALDI is only 2 minutes away from my residence, you have to understand how complicated it is to shop here. In order of appearance, you can find: flowers, premium washing products, naan breads, chocolates, drugs, DVDs, baby scales, canned goods, tracksuits, fresh food, alcohols, barbecues, Italian cookbooks and balls of wool (after barbecues, it makes sense). Every time, it’s the same old story: for an apple juice, mushrooms and rice, I do 5 laps of the supermarket. Be reassured, it only makes the size of a handball court.
The sport of the day was just after the class of the day, or I should say: the-very-important-class-not-about-business-but-movies-and-law-missed-last-week. I finally met Peter, he is definitely mega cool and I don’t say that because of his flowery tie.

like chicken, of course!
3 octobre 2013
After The Verdict about an alcoholic lawyer regaining faith in justice and himself but having to give up love, Thelma & Louise is the new homework for next week. For now, my lack of vocabulary will only allow myself to say: “This is the story about 2 girls who take the law into their own hands” (ok, I confess, it’s worse than I thought: I just searched for this expression online).
Yesterday, it was the international society first pub night at The Counting House. In order, we talked to: a German, an Indian, our new friends (Laura and Roxanna – Brazilian and American), a herd of French, a couple of Polish and a German (not the same one but who actually knew the first one). At the end, I was the last French and the question “What do frogs taste like?” was raised.

like a huge Miss Coco Peru
10 octobre 2013
Bars close at midnight here and I think the bouncer knows it is not the right moment at all to invite people to go. But the technique used is quite effective: an unbearable light, the chairs on the tables and a sweet voice “it’s closed, thank you”. In these circumstances, it’s hardly surprising to end up in the rare places still open and, like yesterday, meet a big redheaded karaoke singer drag queen.
Tomorrow, I have my first tutorial about organising an event by the end of the semester. I hope I will convince my group to renovate the old subway of Glasgow, build a zoo at the heart of the university.

need directional signs
13 octobre 2013
After now 4 weeks, leaders of students woke up and flat parties are multiplying. But, doing a party in a flat can turn out to be complicated.
At one point, we wanted to leave the party with Kristina.
We left the living room first and ended up in the corridor. We saw a door at the bottom, which seemed to be the exit door because of the huge traffic of people in front of it. We walked toward it and began to say goodbye to this line of people waiting and even to the host, like a doorman greeting his guests. Then I saw against the door the Norway girl from my group in business start up class. I spoke to her and during this time, Kristina run late. After maybe 15 or 20 minutes, we finally crossed this door, glad, before to discover we were actually in a room, alone.
First question: how so much people said to us goodbye in front of this non-exit door without finding this weird, even the host? Second question: how cross this door again without being ridiculous? We laughed a lot and logically found the answer to the second question thanks to the first one.
Everybody was drunk.

bear, try to sleep on the side
17 octobre 2013
Scan your student card and let’s go to the studious amusement park.
For group work, go to the 3rd floor with huge tables and TVs to share your computer screen, there is noise and a paper shop as well. If you want more calm: quiet room at the 4th floor and if you are a total mental ill: silent room, 5th floor, but don’t open your pencil case in this space, dirty look guaranteed. You have also a lunch room without a coffee machine but a little Starbuck instead, computers everywhere and a room to pray.

article with unusual vocabulary
20 novembre 2013
What a surprise when I woke up. A man had his lunch in our kitchen/living-room and had obviously reorganised the space. Yes, I woke up pretty early this day but I couldn’t sleep more – his colleague dismembered all the doors in the corridor of our flat.
Thanks to this new open space and with my noon’s tea, I enjoyed to see Jasmine studying in her ordered room and discovered the guilty of the clotheshorse theft: Charlotte! That said, to talk about thieves, door thieves sing Rihanna pretty well – indeed, our new flatmates had brought a small radio.

ice-cream seller on the 28th of NOVEMBER!!
28 novembre 2013
I finally managed to take a video of this ice-cream van. Such a nice melody… and actually, it worked: 3 customers for this evening. Would you believe it? Well done Glasgow, you changed the cliché of the ice-cream cone on a sunny beach I had. If this van comes back on the car park of my residence, I will maybe buy an ice cream with my sunglasses.
There were using a jigsaw as well, which made a lot of dust. Then, they took advantage of the opportunity to teach me how to block a smoke detector with a plastic bag. To be honest, I didn’t understand why. Anyway, at the end of the day, everything was as before excluding the doors – more effective in case of fire.

King Tut’s Wah Wah Hut
5 décembre 2013
No, it’s not a Scottish expression but the name of a music bar! First part, The Merrylees with a tortured guitarist and James Skelly to finish. The last one played Searching For The Sun, which I really liked. It’s a perfect song for Glasgow. Today, I woke with the rain, took my breakfast with the sun and my lunch with the snow.

10  days
8 décembre 2013
10 days…10 days and I could have said: “yeah yeah, I never know a fire alarm. Block B was the best whereas blocks A and C were nearly every Saturday night outside waiting for the firemen.” But yesterday in the middle of my night, it was the end of my dream.
Unfortunately, you can’t see my beautiful pyjama, you can’t hear the voice of Charlotte and of my other flatmate Camille who is pretty good at imitating the Scottish accent - “stop this fucking noise”.
The intervention of the firemen lasted 20 minutes at least and in a middle of it, the chief of the firemen asked to talk to people of flat 6.
Finally, Charlotte was afraid that this fire alarm was our fault because we (I) never turn off the hot plates in flat 12. Don’t worry, it was well and truly flat 6.

boring presentation you said?
14 décembre 2013
Yesterday was my last group presentation. We organised a quiz night in a bar one week ago and it was time to explain why it was a huge success.
Our team was not doing well. Indeed, the first speaker just summarised all the presentation with his own slide in 5 minutes - come on Roberts!
But at the end, Rebecca - not my favourite one - found the good idea to pass out and her head hit the board. And here I was saying by holding her legs aloft: “Rebecca, can you hear me? Rebecca, you have to stay with us, squeeze my hand if you hear me” (actually at the time, I didn’t remember “squeeze”). Regarding the 2 teachers, they were completely panicked. One of them even offered some Haribo sweets he had in his bag by saying: “you did a great job, it really was a great presentation”.
Don’t worry, she is ok now and bravely won extra marks for all the team.